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Un réfugié en Grèce

     Les droits de l’homme. Un sujet à cause duquel , des idées, des opinions differentes, des rémarques ,des plaintes, des questions sont émergées . C’est un thème que chacun visualise d’une facon differente et c’est normal parce que même s’il y a la base d’une législation nationale (ou bien sûr internationale) qui met les fondements d’un minimum de protection, l’état trouve chaque jour des voies de violations, et d’autre part, l’individu exige de plus en plus la jouissance complète des ses droits, qui de toute facon devrait étre réalisée dans une société démocratique qui forme les conditions sous lesquelles l’un doit respecter l’autre.

Toutefois, les droits de l’homme, est -on pourrait dire- un domaine qui n’est pas assez clair en ce qui concerne son contenu. Chaque personne psysique ou morale, les ONG, les Etats, les journalistes, les medias, les politiciens, les defenseurs des droits de l’homme essaient toujours par l’intérmediaire de leur travail, de donner à ce thème enorme, un sens different et c’est pourquoi il me semblait assez confus.

Honnêtement, le moment ou j’ai commencé moi même à prendre conscience de quoi il s’agit lesdites droits de l’homme , c’était quand j’ai participé à un parlement des jeunes en Grèce où notre comité a elaboré sur le sujet des droits des réfugiés et demandeurs d’asile en Grèce. Est-ce qu’on parle d’une protection ou d’une violation de droits de l’homme? Cela était notre première question sur laquelle on avait construit tout notre texte. Est-ce qu’on a trouvé de reponse? Oui et non. Et c’est ca la confusion de ce sujet. Parce qu’on a trouvé tous les angles differents qui ont conduit à la discrimination que les réfugiés , les demandeurs d’asile et même, à un autre étape, les immigrés, subissent chaque jour en Grèce, à l’apparution de l’extrême droite ( qui existait depuis toujours mais elle a trouvé maintenant un sol fertil à être cultivée et repandue), à l’incapacité de l’Etat grec a confronter tous les problèmes dans le cadre d’une crise économique qui pèse sur nos épaules et crée des idées conservatives devant la peur de perte de nos acquis, et finalement à une législation vraiment complète qui n’est presque jamains appliquée.

D’ailleurs, on a jamais nié les responsabilités du gouvernement. Le réfugié , en Grèce, n’est pas respecté. La demande d’asile est un processus vraiment difficile à accéder, pas ouverte et libre, qui reste toujours aux mains de la police alors que les comités des réfugiés qui traiteront les demandes, comme prévu par la legislation après les changements de 2010 et 2011, n’existent pas encore faute de personnel spécialisé. Le demandeur d’asile subit des conditions inhumaines, l’Etat ne se conforme pas à ses obligations nationales et internationales et la Cour Européenne de droits de l ‘homme (CEDH) dans sa decision  »MSS contre la Belgique et la Grèce » condamne finalement les deux pays pour la violation des droits de MSS et plus précisement la violation de l’article 3 de la Convention Européenne de droits de l’homme contre la torture et le traitement inhumain et dégradant. La cour a declaré que même si la Belgique savait que le processus de la demande d’asile en Grèce, était inéfficace et connaissait la violation continue des droits de l’homme par la Grèce par rapport à la question des réfugiés, a decidé d’envoyer MSS en Grèce en se conformant à ce que le règlement Dublin II éxige, à savoir le premier Etat membre auquel la demande d’asile a été adressée , est responsable de son examen. Ainsi, la Belgique l’a soumis à des traitements inhumains et dégradants dont la Grèce était responsable et les deux pays ont subit des punitions sous la forme d’un amende.

Cest dans ce cadre qu’on a discuté et critiqué la législation européenne, parce que même si on a trouvé des violations sérieuses faites par l’Etat , la législation européenne semble de défavoriser la Grèce qui reste vraiment le premier pays dans lequel arrivent chaque jour des millions des demandeurs d’asile grace à son emplacement géografique. Alors, le règlement Dublin II, qui est un règlement européen qui determine l’Etat membre de l’union européenne qui a la competence d’examiner une demande d’asile en vertu de la convention de Genève pour le statut des réfugiés de 1951, par ses critères et ses exceptions conduit à une actualité dans laquelle la Grèce est le responsable principal de l’examination des demandes. De cette facon, et même si on a un cadre juridique complet qui n’est, toutefois, pas appliqué , l’Europe crée des règlements qui proposent des critères qui ne sont pas utilisés et l’exception du traitement de la demande d’asile par le premier pays devient la règle.

La Grèce de la crise, bien sûr, ne peut pas se conformer à des exigences du droit international et continue à violer les droits de l’homme. Est-ce qu’on se trouve alors devant un besoin de changement du Dublin II en faveur des Etats qui géografiquement et historiquement confrontent la plupart des problèmes de réfugiés, comme la Grece? Est-ce que la France, par exemple, est capable de comprendre la situation dans laquelle la Grece se trouve quant à la question des réfugiés? Une situation qui exige la repartition géografique des demandes d’asile, comme il est indiqué par le règlement Dublin II mais jamais appliquée.

En tout cas, tous ces problèmes conduisent à des discriminations sérieuses, à une extrême droite qui menace de reigner dans la scène politique et avant tout à des violations inacceptables des droits de l’homme qui me fait considérer l’éducation qu’on recoit ,comme insuffisante.

Chaque individu doit etre traité de la même manière, d’une facon égale et légitime, soit il est citoyen d’un Etat, soit il est demandeur d’asile ou réfugié. Il y a des responsabilités de tous les auteurs qui doivent être attribuées. Ainsi, le principe démocratique prends son sens propre. Si on ne trouve pas la manière de traiter le sujet des réfugiés, des immigrés ou les autres défavorisés de la société, on n’arrive pas à faire face à des exigences d’un monde qui change continuellement. D’ailleurs, le degré de démocratisation d’une société se reflète dans le traitement des minorités.

Nadia Axioti.