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Nantes – Abolition de l’esclavage

L’esclavage?

Qu’est-ce que l’esclavage? Nous sommes allés dans les rues de Paris pour connaître l’opinion des parisiens sur la thématique de l’esclavage.

Regardez l’avant-première de notre video!

Film complet prochainement sur le blog!

Daniela Nuñez – Chili
Michael Dantas – Brésil

Un Poème : Vanessa Mupanzi, John Powell, Jorge Rodriguez

Un Poème

L’Esclavage

Être obligé de travailler

Se faire tuer

Chaînes attachées serrées

Les pleurs commencent s’en séparer

Alors oser en parler

Vivre en étant maltraité

Lorsqu’on m’a enlevé

Puis acheté au marché

On m’a exploité

Servitude, a quoi ça sert de travailler

Je suis ici et ils sont là

Les  hommes me virent et me prirent

En esclave, ils me réduisirent

Cultivant leurs épis, dans une belle ile

Je suis humilie pour toute la vie

Elle est si courte la vie

En profiter,

Je ne pourrais peut-être pas !

Car un cas comme celui-ci,

Ne se guérit pas !

Peut-être qu’un jour

Je retrouverais

Ce bonheur

A jamais perdu pour la vie.

Esclavage contemporain

Depuis plus de 20 ans l’humanité se vante D’avoir pourvue l’amélioration de sa propre condition. Liberté de l’oncle Sam, modèle moral par excellence de la  » nation révolution » et effusion des droits de l’homme, donne à l’humanité, à notre humanité son image la plus sacrée. Sang, guerres et oppositions ont mené à l’apparent épanouissement des droits et libertés de chaque individu, de chaque homme, ou encore de chaque citoyen.

Seulement, sachez chers tous que la tromperie comme toute chose à ses limites, on ne peut mentir aux autres que momentanément ce qui en un sens prouve qu’il est encore plus complexe de tromper sa propre personne.

En effet si vous m’affirmez que la soumission et la hiérarchisation des individus dans la société pour des raisons de genre, de race ou d’âge est dépassée je ne peux que douter de votre autorité car voyez vous, il semble bien que ma stupidité m’est quittée en même temps que ma foi en votre pensée.

J’accuse, Le capitalisme tant voulu par notre société qui au lieu de l’élévation préfère la richesse et le matérialisme et me pousse à penser que bien loin de me rapprocher de mon humanité il m’enracine dans les profondeurs du plus déshumanisant. J’accuse ce capitalisme qui me fait esclave de la vanité de la monnaie et de la consommation. J’accuse le capitalisme qui met avant l’épanouissement de mon espèce le profit de son entreprise. Je l’accuse de ne donner qu’aux privilégiés la chance d’en jouir. Je l’accuse de faire de la distinction raciale et sexuelle un outil d’enrichissement. Je l’accuse de penser que le travail d’un asiatique d’un noir ou d’un métisse vaut bien moins que celui d’un « aryen ». Je l’accuse de penser que l’apparente force physique d’un homme fait de la femme un être inférieur dont le labour serait mesquin. Je l’accuse de défendre les intérêts de certains enfants au profit de ceux des autres. Oui, vous l’avez compris, l’humanité et le capitalisme ne semblent pas pour moi faire bon ménage.

J’accuse tout autant ceux qui discriminent la femme par rapport à l’homme et lui retire la responsabilité d’elle même. J’accuse tous ceux qui profitent de sa vulnérabilité économique et sociale pour en faire un trivial objet sexuel. Faire en sorte de faire dépendre quelqu’un sans ressources est bien là la plus ignoble Des bassesses dans lesquelles baignent les hommes ou encore les Hommes de nos sociétés. J’accuse cette humanité qui se laisse gangrénée par la passion de désirs bestiaux qui en méprisant celle ci, la font régresser et ainsi semble perdu tout respect ou reconnaissance envers les combats menés jadis.

J’accuse le dictat des « États de la liberté » sur les naissantes nations. J’accuse ceux ci de masquer l’exploitation des autres derrière une volonté solidaire et assistante trompe l’œil et autoritaire.

En somme ce que j’accuse c’est de faire semblant de prôner l’abolition de l’esclavage en le remplaçant par dépendance. Ce que j’accuse c’est d’avoir tromper toute une humanité sur les avancées de sa condition. Ce que j’accuse c’est la ruse de ceux qui prétendent défendre le droit de chacun de disposer de sa personne en bafouant l’engagement de ceux qui réellement se sont battu. J’accuse l’obligation arbitraire qui semble m’assimiler à ces bandits, destructeurs et indignes de mon humanité.

Vous l’avez compris, je vous appelle à l’engagement , je vous appelle au combat pour la préservation de la valeur de votre espèce, je vous appellent à l’indignement, Stéphane Hessel l’avait si bien dit :  » indignez vous ! »

Amel krideche