Archives pour la catégorie Lutte contre les discriminations

La discrimination, un héritage horrible.

La lutte contre les discriminations est une mission à accomplir pour la société moderne. Car même aujourd’hui au 21ème siècle nous rencontrons des exemples de discriminations. Et qu’importe soit le type de discrimination : fondée sur le sexe, la race ou l’origine ethnique, la religion ou la croyance.

La discrimination ce n’est qu’un héritage horrible que les générations passées nous ont laissé.

En fait, notre société a déjà fait beaucoup d’efforts pour se débarrasser de cet atavisme. Par exemple en 2003 a été créée l’organisation régionale de lutte contre toutes formes de discrimination (ARCAD). Depuis sa création les membres de cette organisation se battent contre la ségrégation en proposant par exemple une permanence juridique gratuite pour les victimes des discriminations.

Pour nous l’essentiel c’est ne pas rester indifférents face aux faits des discriminations. Surtout ne pas rester froid (insensible), ça nous permettra de surmonter enfin ce mal.

La Russie connaît aussi des problèmes de discrimination surtout ethnique bien que selon l’article №19 de la Constitution de la Fédération de la Russie  «Toute forme de limitation des droits du citoyen selon des critères d’appartenance sociale, raciale, nationale, de langue ou de religion est interdite.»

 

Par Boris Vinogradov

La Théorie des Droits de L’Homme

On parle toujours des Droits de l’Homme. Surtout après la seconde guerre mondiale, ce domaine est devenu plus célèbre. Parce que les gens ne veulent plus désormais faire la guerre et ils ne demandent qu’une seule chose: le respect de l’être humain. Donc est-ce qu’on connait les droits de l’Homme suffisamment ? Dans ce cadre il faut alors indiquer la théorie des Droits de l’Homme.

En premier lieu quand on analyse l’histoire des Droits de l’Homme, on rencontre les règles nationales comme la Magna Carta (1215), la déclaration de Virginie, l’Habeas Corpus, la déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen Français. Ces déclarations, ces textes devinrent comme un modèle pour le domaine international avec le temps.

Pour le fonctionnement des Droits de l’Homme, on a besoin de l’existence d’Organisations Internationales qui peuvent appliquer la répression, les amendes contre la violation des droits fondamentaux et des libertés. Il faut mettre en place un mécanisme des Droits de l’Homme au sein du Conseil de l’Europe. La Convention Européenne des Droits de l’Homme et des Libertés est plus importante dans ce point.

Quant aux caractéristiques de Droits de l’Homme :

C’est un droit dérivé des droits nationaux.

Il y a un rôle d’unification. Les Droits de l’Homme se développent grâce aux organes législatifs, exécutifs et juridiques des États.

Les Droits de l’Homme sont un droit objectif et écrit.

Ce n’est pas un droit qui se charge de résoudre les problèmes mais qui consiste à régler les conflits internationaux. Ces objectifs sont la protection de l’individu sans faire aucune distinction.

Ce droit utilise les notions du droit international public.

En 3ème lieu il y a 3 groupes de droits dans les Droits de l’Homme :

1ère génération: Civils et politiques qui reflètent les droits classiques comme le droit d’élire et d’être élu, la liberté d’expression, etc.

2ème génération: Ce sont les droits économiques, sociaux, culturels comme le droit à l’éducation, la santé, etc.

3ème générations: On voit les droits qu’on appelle les droits de solidarité comme le droit à la protection de son environnement.

Il faut constater l’application des Droits de l’Homme dans les différents systèmes juridictionnels.

Dans la protection des Droits de l’Homme où il y a deux types de système de protection: l’un est juridictionnel et l’autre est non-juridictionnel:

Juridictionnel dispose d’une cour constitutionnelle, on rencontre une confiance énorme dans les juges, le système juridique se divise en deux comme la juridiction administrative et la juridiction judiciaire répressive. Mais il y a certaines difficultés pour l’accès aux juges, car cela nécessite une ressource financière.

Non- juridictionnel existe dans les pays scandinaves et les pays de Common Law. On a l’exemple de la Grande Bretagne et des États-Unis. La Grande Bretagne est un pays qui n’a pas une constitution écrite qui garantit les droits et les libertés. Mais il y a une tradition ayant une valeur traditionnelle. Aux États-Unis, on constate le système de l’impeachment, des Checks and Balance. C’est une action de contrôle de l’organe législatif contre l’exécutif. Dans les pays scandinaves, on voit le système d’ombudsman.

 

L’état des droits de l’Homme dans la Tunisie révolutionnaire :

Après la Révolution du 14 Janvier 2011, la Tunisie a connu une phase critique et nouvelle dans son histoire.

Une révolution connue sous le nom de la « Révolution du Jasmin » qui a fait appel à la liberté, la dignité, les valeurs humaines, l’égalité…

Tout en sachant que la Tunisie contient une population de 11 millions de personnes dont une population musulmane majoritaire par 93%, puis 4% de juifs, 1,7% chrétiens et autres.

En cette phase de transition, les attaques et actes de violence envers ces minorités religieuses ont augmenté en un temps bref.

Les médias, les manuels scolaires d’histoire dès l’école primaire mettent de l’ombre sur ces minorités religieuses et n’abordent jamais un sujet qui les concernant et ne disent pas concrètement l’apport culturel et historique de ces minorités dans l’histoire et l’identité tunisienne  et qui sont essentiellement des êtres humains et des citoyens.

Cette ignorance de l’histoire et l’exclusion d’un groupe de citoyens basée sur leurs différences religieuses a contribué à l’augmentation des discriminations,  des violences et des préjugés au sein de la société tunisienne tout simplement parce que le peuple ignore l’existence d’autres citoyens de religion différente de celle de la majorité.

 

Ce climat pesant a conduit à plusieurs agressions envers les minorités :

 

Le dimanche 25                Mars 2012, l’église orthodoxe à Tunis a été attaquée suite à l’appel lancé par les salafistes  lors d’une manifestation. L’individu s’est attaqué à l’église orthodoxe et a masqué les croix avec des sacs en plastique, pour protester contre la présence en Tunisie de tout autres symboles  religieux.

 

On y a vu notamment une incitation à la haine lors d’un prêche dans la mosquée pendant la prière  du vendredi appelant à un génocide divin des juifs. Tout en sachant que cette prière est passée en direct le 30 novembre donc on peut en déduire les conséquences désastreuses sur la mentalité des jeunes et  essentiellement les adolescents.

 

La haine antisémite s’est manifestée lâchement dans un cimetière juif au nord-ouest de la Tunisie : une dizaine de tombes de juives ont été profanées.

Le cimetière juif du Kef a été ravagé le lundi 4 février par des fanatiques qui sont venus commettre des actes ignobles et révoltants, contraires à toutes les valeurs éthiques.

 

Le jour où j’ai reçu le message provenant du Labcitoyen  j’ai été impressionnée par le concept.

Aller à la rencontre d’une jeunesse venant des quatre coins du monde, 70 pays représentés, plusieurs cultures, traditions, confessions unis grâce à la langue française sous le thème de la francophonie et des droits de l’Homme en 21 siècles.

Ceci montre que grâce à une langue, on a oublié nos différences et on a laissé place à la communication, l’interaction, la curiosité, l’apprentissage…

Cela m’a poussé à dire que peu importe d’où on vient on est tous des humains cadrés  par l’universalité des droits de l’Homme.

Le problème de la discrimination raciale en Ukraine

Les données de l’enquête menée par Institut international de sociologie de Kiev prouvent que la plus grande discrimination sociale est observée vis-à-vis des personnes d’origine roumaine, africaine et asiatique. De plus, selon un rapport de l’organisation « Amnesty International » un problème de discrimination lié à la couleur de la peau existe en Ukraine. En parallèle, les réfugiés et les migrants ne se sentent pas en sécurité.
Notre organisation « Mouvement antiraciste ukrainien » a interviewé vingt étudiants étrangers qui font leurs études en Ukraine. Selon notre sondage aucun étudiant étranger ne se sent en sécurité. Seulement  l’un d’entre eux a entendu parler du racisme en Ukraine avant son arrivée. Un autre nous a dit qu’il ressent le racisme par rapport à lui dans les rues.
On peut donc conclure qu’ils ne se sentent pas assez à l’aise dans la société ukrainienne.
Comment peut-on résoudre les problèmes de discrimination raciale?
En parallèle de la conception de lois garantissant l’égalité au-delà des différences culturelles, il faut lancer une campagne d’information. À mon avis, informer sur la culture et les différentes traditions est une action efficace pour éliminer la discrimination raciale. Un des obstacles principaux est le manque d’information et le manque de respect.
En effet, le racisme n’est pas compatible avec la société démocratique ouverte et tolérante. Quiconque repère un acte raciste, doit  le dénoncer, le combattre et l’éradiquer, cela apportera une contribution importante à la sauvegarde et à l’amélioration de notre société. Le programme Labcitoyen organisé par l’Institut français et la Maison des Cultures du Monde a donné beaucoup d’information sur les approches et les actions pour combattre toutes les formes de discrimination aux participants. On est cent douze et chaque participant lutte pour combattre une certaine forme de discrimination dans son pays. Enfin, les petites actions multipliées par des millions peuvent transformer le monde.

Qu’est-ce que les droits de l’homme ?

Bien, je vais parler un peu de moi, de mon engagement dans les droits de l’homme et sur la situation des droits de l’homme au Brésil.Mais avant cela, je dois vous remercier de l’occasion d’être ici. Je sais que la participation à ce projet est une occasion unique de promouvoir le changement dans la société dans laquelle nous sommes inséré.

Je m’appelle Ney et j’habite à Brasilia. Mais je suis né et j’ai grandi dans une petite ville à la campagne du pays appelé Guararapes. Je suis stagiaire dans le Comité International Consultatif de la Secrétariat des Droits de l’Homme de la Présidence de la République du Brésil. J’étudie les Relations Internationales à l’Université de Brasilia (UnB), où j’écris ma dissertation de la fin du cours sur les Droits de l’Homme.

J’ai une forte participation dans une ONG, en laquelle je crois que c’ est l’une des meilleures méthodes pour diffuser la culture de la paix et de la solidarité entre les peuples. Par conséquent, c’est une des raisons de mon engagement dans le volontariat.

Jusqu’ici, j’ai travaillé dans des ONG comme l’ABDV (Association des Déficients Visuels de Brasília); CISV International, une ONG internationale qui propage à travers de l’éducation les concepts comme de la paix et du respect entre les cultures.

Au-delà de ces activités, j’ai aussi travaillé au Bureau du Programme des Nations Unies pour le développement au Brésil, comme contact entre la délégation du Bureau du PNUD à New York avec le bureau du PNUD au Brésil. Enfin, je ne pouvais pas oublier de mentionner mon programme d’échange en Norvège, où j’ai fait mes études secondaires et où j’ai appris la langue et la culture norvégienne.

Cet intérêt pour les Droits de l’Homme m’a conduit tout au long de mes études universitaires à participer au programme d’extension appelé SiNUS (Simulation des Nations Unies pour étudiants secondaires), où j’ai eu aussi la chance d’écrire un livre sur la façon dont l’Organisation des Nations Unies peut aider à développer la confiance entre les pays et le respect entre les individus.

Qu’est-ce que les droits de l’homme ?

Toute personne a droit à certains droits fondamentaux, par le simple fait d’être humain. Ceux-ci sont appelés -droits de l’homme- plutôt qu’un privilège (qui peuvent être emportés selon les caprices de quelqu’un).

Ils sont les «droits» parce que ce sont des choses que vous êtes autorisé à être, faire ou avoir. Ces droits sont là pour votre protection contre les gens qui voudraient nuire ou de vous blesser. Ils sont aussi là pour nous aider à s’entendre les uns avec les autres et vivre en paix.

Beaucoup de gens savent quelque chose au sujet de leurs droits. En général, ils savent qu’ils ont le droit à la nourriture et un endroit sûr pour rester. Ils savent qu’ils ont le droit d’être payé pour le travail qu’ils font. Mais il y a beaucoup d’autres droits.

Lorsque les droits de l’homme ne sont pas bien connus par les gens, des abus tels que la discrimination, l’intolérance, l’injustice, l’oppression et l’esclavage peuvent survenir.

Né sur les atrocités et les pertes considérables de vies au cours de la Seconde Guerre mondiale, la Déclaration universelle des droits de l’homme des Nations Unies a été signée en 1948 pour fournir une compréhension commune de ce que les droits de chacun sont. Il constitue la base pour un monde construit sur la liberté, la justice et la paix.

A l’origine, les gens avaient des droits uniquement en raison de leur appartenance à un groupe, comme une famille et un état. Droits de l’homme existent, comme énoncé dans la Déclaration universelle des droits de l’homme et de l’ensemble du droit international des droits humains. Ils sont reconnus, au moins en principe par la plupart des nations et former le cœur de nombreuses constitutions nationales. Pourtant, la situation actuelle dans le monde est très éloigné des idéaux envisagés dans la Déclaration.

Pour certains, la pleine réalisation des droits de l’homme est un objectif distant et inaccessible. Même les lois internationales des droits humains sont difficiles à appliquer et la poursuite d’une plainte peut prendre des années et beaucoup d’argent. Ces lois internationales servent une fonction de retenue, mais ne suffisent pas à assurer une protection adéquate des droits de l’homme, comme en témoigne la dure réalité des abus perpétrés par jour.

La discrimination est endémique dans le monde entier. Des milliers sont en prison pour avoir laisser parler leur esprit. La torture et l’emprisonnement politiquement motivés, souvent sans procès, sont monnaie courante, tolérés et pratiqués, même dans certains pays démocratiques.

Les droits de l’homme au Brésil.

Au Brésil, les droits de l’homme sont abordés comme une question transversale par le gouvernement. Ce qui fait que le secrétariat soit composé de plusieurs conseils des représentants mixtes des différents ministères et de la société civile. Comme les conseils de la protection des enfants et des adolescents, des personnes âgées, des défenseurs des droits de l’homme, des Indiens, contre l’esclavage, conseil sur les hommes politiques morts et disparus, des personnes handicapées, des LGBT et des autres. Ainsi, le ministère agit également comme une sorte d’intermédiaire entre la société civile et le gouvernement.

Le Comité Consultatif International, où je suis stagiaire, prend en charge le système de protection et defénse des droits de l’homme des Nations Unies et du système interaméricaine, la Commission interaméricaine et la Cour interaméricaine des droits dl’homme. J’aide les analystes à écrire les réponses aux rapports du Brésil sur les pétitions et les cas du système interaméricain, ainsi que la tenue de réunions avec les requérants, faire des interviews avec les victimes et d’analyser les documents internationaux sur les questions des droits de l’homme.

Au Brésil, les grands thèmes de cas dans le système interaméricain sont: 1) Violence à la campagne ; 2) la violence policière ; 3) La violence institutionnelle contre les privée de liberté ; 4) Prestacion de la justice; et 5) torture.

Comment exemples, je citerai quelques faits sur la société brésilienne et la situation des droits de l’homme. Rappelez-vous que le premier des droits humains étant le droit à la vie. Malheureusement, avec 50 000 homicides par an, depuis plus de dix ans, le Brésil détient le record absolu, au niveau mondial, du nombre de meurtres. Chez les jeunes, c’est la principale cause de mortalité. Et les victimes des dérapages meurtriers sont majoritairement des pauvres, des jeunes Noirs de sexe masculin, entre 16 et 25 ans.

Le troisième des droits humains étant le droit de vivre libre – Toute personne a droit à la vie, à la liberté et à la sécurité de sa personne – Au Brésil en 2007, selon les chiffres officiels, la police a tué au moins 1.260 personnes. Tous les incidents ont été officiellement étiquetés «actes de résistance» et ont reçu peu ou pas d’enquête.

Un cas emblématique est celui de Belo Monte, cas qui traite des droits des peuples autochtones dans le système interaméricain des droits de l’homme. La Commission interaméricaine a demandé au Brésil des informations sur la situation des peuples autochtones à être déplacés pour la construction d’un barrage hydroélectrique dans la région amazonienne et a recommandé que des travaux de construction supplémentaires qui ont dû être suspendus jusqu’à ce que la situation soit discutée.

Le Brésil connaît, malheureusement une course pour l’énergie et a prit cela comme une attaque. L’attaque du gouvernement au système interaméricain de protection des droits de l’homme a été un mauvais service rendu aux générations futures, l’opposition au barrage hydroélectrique de Belo Monte est légitime et authentiquement brésilienne, liée à la lutte historique pour les droits des peuples indigènes et pour la préservation de l’environnement. Malgré leurs imperfections, les mécanismes régionaux de protection des droits de l’homme sont une grande conquête des peuples, et une sauvegarde indispensable face à l’autoritarisme qui continue à hanter notre continent.

Tant mon travail autant que ma forte participation dans les ONG, ci-dessus mentionnées, ma servi jusqu’ici comme une façon de diriger et consolider mon intérêt pour les questions d’ordre institutionnel multilatéral et les régimes internationaux interculturels liés à la protection des droits de l’homme.

Donc, j’ai décidé d’écrire ma dissertation finale sur le rôle de l’État brésilien dans le Système interaméricain de protection des droits de l’homme, en particulier sur l’adhésion de Brésil aux recommandations du système interaméricain de protection des droits de l’homme et comment cela modifie les politiques publiques brésiliennes. Alors, d’une certaine manière je peux aider les victimes d’avoir un meilleur accès à la justice en identifiant les meilleures stratégies pour les litiges internationaux.

Préjugés raciaux aux États-Unis d’Amérique

Aux Etats-Unis nous vivons dans une époque où personne ne va dire qu’il a des préjugés raciaux. Comme société, on insiste que tous sont insensibles à la couleur de la peau et que le racisme a été effacé de l’histoire du pays.

Cette idée, qu’il y a une société sans préjugés raciaux, qu’on vit dans une société « colorblind » nie la réalité des gens de couleur dans les Etats-Unis tous les jours. Le racisme est une réalité que les gens de couleur ne peuvent pas ignorer ou nier car ils l’apprennent par l’expérience. Bien que je fasse partie du groupe dominant aux Etats Unis (car j’ai la peau blanche), je crois et j’ai vu que la discrimination raciale existe. L’hypocrisie par rapport à l’inégalité raciale aux Etats-Unis est une double peine pour ceux qui n’ont pas le privilège de le nier.

Par exemple, dans le système juridique aux Etats-Unis, les origines ethniques des victimes et accusés affectent les résultats des procès. Selon le Death Penalty Information Center (Centre des informations sur la peine de mort), si la victime d’un crime est blanc/he, il est plus probable que l’accusé soit tué par l’Etat. (Plus de chiffres ici : http://www.deathpenaltyinfo.org/race-death-row-inmates-executed-1976#racestat). Aux Etats-Unis, il est plus probable qu’un jeune homme noir soit incarcéré qu’il aille à l’université.  Il y a plusieurs d’exemples qui montrent une discrimination systématique contre les gens de couleur dans la vie aux Etats-Unis.

(Pour ceux qui comprennent l’anglais, voici une vidéo qui explique un peu la situation par rapport au système juridique aux Etats-Unis. Vous pouvez aussi mettre les sous-titres français. https://www.youtube.com/watch?v=Hfie5bHG1OA)

À mon avis le mot discrimination ne suffit pas pour décrire la situation des gens aux Etats-Unis. C’est une question d’ inégalité d’opportunités et de privilèges autant que de discrimination. Je crois que la question de la discrimination, c’est à dire la discrimination au niveau personnel, distrait des vrais problèmes – l’inégalité socio-économique et systématique.

L’ (anti)norme

L'occident a une pensée taxonomique, c'est à dire qu'il faut des étiquettes sur les personnes pour les identifier, les désigner. Ça donne la sensation de tout connaître, c’est pour ça qu’il existent les diagnostiques des maladies mentales, des constructions de genres, des orientations sexuelles, etc. Et ça ne permet que de mettre les personnes dans des cases, de les juger et de les réduire qu’à un élément d'eux. Il y a plusieures possibilités!  L’étiquette “hétérosexuel” c’est la première à être détruite, je l’ai pensé comme ça parce que pour décontruire les préjugés, il faut à la base décontruire la norme. Et il ne faut pas penser que l’étiquette “hétérosexuelle, blanche, catholique, classe moyenne, dichotomie masculin-féminin, etc” ne sont pas des étiquettes parce que c’est “normal”. Il faut commencer par là: décontruire la norme.

L’occident a une pensée taxonomique, c’est à dire qu’il faut des étiquettes sur les personnes pour les identifier, les désigner. Ça donne la sensation de tout connaître, c’est pour ça qu’il existe les diagnostics des maladies mentales, des constructions de genres, les orientations sexuelles, etc. Et ça ne permet que de mettre les personnes dans des cases, de les juger et de les réduire qu’à un élément d’eux. Il y a plusieurs possibilités !
L’étiquette “hétérosexuel” c’est la première à être détruite, je l’ai pensé comme ça parce que pour déconstruire les préjugés, il faut à la base déconstruire la norme. Et il ne faut pas penser que l’étiquette “hétérosexuelle, blanche, catholique, classe moyenne, dichotomie masculin-féminin, etc” ne sont pas des étiquettes parce que c’est “normal”. Il faut commencer par là : déconstruire la norme.

Les discriminations en Jordanie

Plus de 50% de la population jordanienne est d’origine palestinienne, des réfugiés qui sont venus en Jordanie après deux guerres israelo-arabes et après la guerre du Golfe en 1990  où beaucoup de palestiniens qui étaient au Koweit ont du quitter le pays, et qui n’avaient que la Jordanie comme refuge, et presque 40% de la population est représentée par les tribus qui habitaient la Jordanie  avant la fondation de l’Émirat de la transjordanie en 1921 par Le roi Abdullah 1er qui était prince à l’époque. Certes, cette petite information que je fais passer là n’est pas gratuite, pour plusieurs raisons dont j’en parlerai plus tard. Mais d’abord, je voudrais clarifier un point très important qui peut se montrer là -pour certains- d’une manière discriminante; mais en enlevant tous les toiles qui gâchent la vue, on pourrait casser temporairement le cadre qui entoure un peuple se disant uni mais la pratique montre qu’il y a des fractures qui quelque soit la taille, peuvent déchirer cette unité.
Il n’y a pas un côté discriminant et un côté discriminé, en ce cas, chaque majorité est  discriminante et discriminée à la fois, et cela s’explique par un contexte historique dont ces deux majorités ont écrit la scène.
Ces discriminations ont plusieurs dimensions, par exemple, en ce qui concerne les relations humaines, comme le mariage, on trouve que la société tribale n’accepte pas le mariage entre un individu qui vient d’une tribu et un autre qui vient d’une société non-tribale, se voyant supérieurs aux autres; parce qu’ils sont venus en Jordanie avant la fondation de l’état.
La société jordanienne empêche l’individu de participer directement à la décision politique dans son pays, parce que d’une part, c’est la tribu représentée par un chef (Cheikh, en arabe) ignorent les points de vue d’un grand nombre d’individus, surtout les jeunes, sachant que dans cette société, les jeunes doivent respecter les plus âgés et ne pas les contredire, et d’une autre part, les individus qui ne font pas partie d’une tribu se sentent négligés ou bien ignorés et qu’ils ne peuvent rien faire lorsque le pouvoir est donné hiérarchiquement aux tribus qui pratiquent ces discriminations contre ces individus.
Dans un autre article, nous essayerons de nous  prolonger profondément pour avoir un aperçu objectif et précis de la situation en Jordanie, et pour identifier les actes de discrimination qui pourront conduire à une guerre civile qui coûtera à l’humanité beaucoup de sang si cela se réalise et devient une réalité que l’on ne peut éviter.