Les femmes du bus 678

Les femmes du bus 678

Dans le film “Cairo 678” que nous avons regardé l’autre jour, le mari de la protagoniste, Fayza, lui dit qu’il l’a épousée seulement pour le sexe. Lorsque les hommes qui ont agressé Fayza sexuellement ont été interrogés, “As-tu vu le visage de ton assaillant?”, ils ont dit, “non”. Ils ont tout simplement agressé Fayza sans avoir vu son visage.

Ces deux situations dans le film m’ont fait une impression tellement profonde. Fayza était la victime de chosification sexuelle dans les deux cas. La chosification est le processus de traiter ou représenter un individu comme un objet, plutôt qu’un être humain qui a des droits. Dans le premier cas, Fayza n’a été perçue par son mari plus comme un objet sexuel et passif pour satisfaire ses propres désirs sexuels. Il était indifférent par rapport aux sentiments et aux désirs de Fayza, et dans cette façon l’a déshumanisée.

Dans le deuxième cas, les hommes qui ont agressé Fayza sexuellement ne l’ont pas reconnue comme un être humain parce qu’ils l’ont perçue comme un objet sexuel. Fayza était de nouveau chosifiée par les hommes en question.

La cause de la plupart des actes de violence envers les femmes est la culture de chosifier les femmes dans nos sociétés. Dans l’article, “Two Ways A Woman Can Get Hurt,” Jean Kilbourne a constaté que l’acte de transformer un être humain en un objet, une chose, est presque toujours le premier pas pour justifier la violence contre cette personne. Dans une société où les femmes sont chosifiées sexuellement, les femmes ont été perçues comme elles sont peu méritantes des droits de l’homme et de l’égalité, et sont plus susceptible d’être maltraitées, exploitées, ainsi que subir des actes de violence.

Les corporations médiatiques et les agences de publicités sont coupables de la chosification des femmes (et des filles). Les magazines donnent toujours le message que la valeur des femmes ne dépend que de leur apparence extérieure. Elles donnent l’impression aux femmes que le corps idéal  est celui des top models, et qu’en essayant d’atteindre ce type de corps idéal, on peut devenir plus belle et attirante. En fait, il n’y a que 5% des femmes dans le monde qui ont ce type de corps “idéal” qui a été favorisé par les magazines. En plus, les films dépeignent souvent les femmes comme un objet de désir sexuel pour le protagoniste (exemple: James Bond 007), plutôt qu’un individu avec des sentiments, des droits et des désirs.

Le message que les médias envoient à tous est que la valorisation d’une femme dépend de son attirance sexuelle.

Les médias ont une grande influence en dirigeant les valeurs sociales. On doit le reconnaitre afin de mettre la pression sur les corporations médiatiques afin qu’elles soient responsables dans leurs façons de représenter les femmes dans les médias.

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