Archives du mot-clé Russie

La peine de mort ce n’est qu’un meurtre.

La peine de mort ce n’est qu’un meurtre. Je suis persuadé que l’abolition de la peine de mort est l’un des succès les plus importants que notre société a obtenus au XXe siècle dans la défense des droits de l’Homme. Pendant des centaines d’années les gens ont tué d’autres gens au nom de la « justice ». On croyait « juste » de punir les coupables par un moyen propre à la société primitive. Pourtant, un homme coupable, même des crimes les plus terribles, ne doit pas être assassiné, il doit encourir un châtiment, un vrai châtiment qui lui permette d’avoir pleine conscience de son délit, de sentir profondément son tort. La peine de mort, ce n’est pas un châtiment légitime, ce n’est qu’un meurtre qui ne permet à l’homme ni de se corriger ni de prendre conscience de son crime. La peine capitale, c’est trop rapide et trop cruel… Albert Camus expose les mêmes idées dans ses œuvres immortelles. Selon lui « La peine de mort est loin de réparer l’offense faite au corps social, mais elle ajoute une nouvelle souillure à la première ». Dans cette phrase il a réussi à rendre le sens principal de sa vision de ce problème. Si nous parlons de la société moderne, de la société humaine, c’est absolument impossible d’utiliser la peine suprême en tant que châtiment. Dans mon pays, il y a déjà seize ans que la condamnation à mort n’est plus utilisée. En 1996, un moratoire a été prononcé qui confirme que l’exécution de la peine capitale en Russie est interdite. La peine capitale existe encore dans le Code Pénal de la Russie, mais, le 16 avril 1997, notre pays a signé le Protocole n° 6 de la Convention européenne des droits de l’homme, selon lequel « La peine de mort est abolie. Nul ne peut être condamné à une telle peine ni exécuté ». Ce protocole est le document international et il a la priorité sur les codes nationaux de la Russie comme par exemple le Code Pénal). Et c’est pourquoi la condamnation à mort est impossible en Russie. Je dois constater que le chemin vers cette décision n’a pas été facile. La Russie a mis six ans après la chute de l’URSS pour se délivrer enfin de ce supplice. Mais le fait de l’abolition de la peine de mort en Russie prouve que nous sommes en bonne route vers la démocratie et la défense des Droits de l’Homme. Certes, il reste encore des problèmes à décider, par exemple celui de la violence dans les prisons et de la liberté de la presse, mais l’essentiel, c’est que la Russie souhaite avancer et fait des efforts pour devenir un État démocratique. Et enfin nous y réussirons. L’Europe, ce n’est pas le monde entier, et, malheureusement, il y a des pays où la condamnation à mort n’est pas encore abrogée. Et c’est de notre devoir d’obtenir l’abolition de la peine de mort dans toutes les contrées et de lutter pour les droits de l’Homme où que nous soyons. Nous devons être forts, nous devons promouvoir les idées des droits de l’Homme dans les pays où ils ne sont pas respectés, venir en aide à ces pays, expliquer les droits à la population et veiller à ce que partout règne la démocratie et le respect mutuel. Et nous y réussirons, nous atteindrons notre but. J’en suis sûr, j’y crois de tout mon cœur.

 

Par Boris Vinogradov

On s’exprime librement!

Internet est un outil de communication et de liberté d’expression très puissant. Malheureusement certains États essaient d’empêcher leurs citoyens d’avoir un accès libre à toutes les informations de l’internet, comme par exemple les dernières actualités ou les sujets qui dévoilent les informations que les autorités ne veulent pas porter à la connaissance du public.

Et selon l’organisation internationale – « Reporters Sans Frontières » existe la liste des « 15 ennemis d’Internet » (Arabie saoudite, Biélorussie, Birmanie, Chine, Corée du Nord, Cuba, Iran, Libye, Maldives, Népal, Ouzbékistan, Syrie, Tunisie, Turkménistan, Viêtnam) - c’est une liste des pays où la Liberté d’expression sur l’internet est limitée.

Grâce aux « Reporters Sans Frontières » nous avons aussi « Le guide pratique du blogueur et du cyberdissident » publié en mars 2008. Ce document contient des conseils pratiques pour les blogueurs débutants, des conseils qui aident de trouver les moyens de mise à la une des actualités consacrées aux sujets sensibles que les médias « traditionnels » n’osent traiter.

Donc en conclusion je peux dire que grâce aux hautes technologies et aux organisations comme « Reporters Sans Frontières » qui sont prêtes à venir à la rescousse pour défendre la Liberté d’expression sur l’internet nous pouvons nous exprimer librement sur la toile ainsi que sur les réseaux sociaux.

Si on parle de mon pays – la Russie est considérée comme un pays « sous surveillance » par RSF, au même titre que la France. En 2012 en Russie a été adopté une loi qui instaure une « liste noire ». Des domaines et des sites Internet proposant des contenus illicites, pornographique, à caractère pédophile, la promotion du suicide ou l’usage de drogues pourraient ainsi être concernées.

Par Boris Vinogradov

La discrimination, un héritage horrible.

La lutte contre les discriminations est une mission à accomplir pour la société moderne. Car même aujourd’hui au 21ème siècle nous rencontrons des exemples de discriminations. Et qu’importe soit le type de discrimination : fondée sur le sexe, la race ou l’origine ethnique, la religion ou la croyance.

La discrimination ce n’est qu’un héritage horrible que les générations passées nous ont laissé.

En fait, notre société a déjà fait beaucoup d’efforts pour se débarrasser de cet atavisme. Par exemple en 2003 a été créée l’organisation régionale de lutte contre toutes formes de discrimination (ARCAD). Depuis sa création les membres de cette organisation se battent contre la ségrégation en proposant par exemple une permanence juridique gratuite pour les victimes des discriminations.

Pour nous l’essentiel c’est ne pas rester indifférents face aux faits des discriminations. Surtout ne pas rester froid (insensible), ça nous permettra de surmonter enfin ce mal.

La Russie connaît aussi des problèmes de discrimination surtout ethnique bien que selon l’article №19 de la Constitution de la Fédération de la Russie  «Toute forme de limitation des droits du citoyen selon des critères d’appartenance sociale, raciale, nationale, de langue ou de religion est interdite.»

 

Par Boris Vinogradov

Les femmes ne doivent pas être l’objet de discriminations!

Au mois de juillet 2010 l’Assemblée générale des Nations a créé l’organisation  ONU Femmes (Entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes).

La création de cette organisation permet de répondre aux besoins des femmes du monde entier. Au cours des dernières décennies l`ONU a fait d`énormes progrès dans la matière de la défense de l`égalité des sexes.Comme nous le savons les femmes ont parfois des problèmes d’accès au travail et on leur refuse souvent l’accès à l’éducation.

Mais ce n’est pas seulement cela qui nous inquiète- le problème le plus grave je dirais même le problème crucial c’est celui des violences faites aux femmes. Une femme décède tous les trois jours sous les coups de son conjoint. L’an passé 148 femmes et 26 hommes sont décédés victimes de leurs compagnons. Ce chiffre est en nette hausse par rapport à 2011 (28 victimes en plus).

Ces statistiques effrayantes nous disent que la création de nouvelles organisations de défense des droits des femmes comme par exemple l’ONU femmes c’est une condition obligatoire et indéniable pour la réalisation de notre but – l’égalité des sexes et la fin de violence envers les femmes.

Si on parle de la situation en Russie, je peux dire que cette question est de plus en plus à la une car nous sommes souvent témoins des faits de violations des droits des femmes en Russie. Et depuis les années 90 dans mon pays existe une organisation qui sert à sauvegarder les droits des femmes, cette organisation s’appelle « L’Union des femmes de la Russie ». Les buts principaux de cette organisation sont :

  •  Défense des droits des femmes et le soin pour la consolidation de la famille.
  • Promouvoir l’augmentation du rôle des femmes dans la vie politique du pays.

Pour atteindre cette tâche L’union des femmes de la Russie collabore avec les partis politiques, les mouvements publics qui se prononcent pour les réformes démocratiques ainsi qu’avec les services publiques. Ça permet de coordonner les soutiens aux femmes, de défendre leurs droits, d’organiser des entreprises, d’accroître l’accès des femmes aux technologies nouvelles ainsi qu’aux crédits.

 

Par Boris Vinogradov